Oxxalis

Depuis plusieurs semaines sur la table desserte, près de la porte fenêtre, vers le jardin un pot comportant une plante verte attends, je ne sais quoi . C’est un changement d’emplacement fait par mon épouse. La plante apparait à présent dans mon champ de vision. Au fond en la regardant de plus près, c’est une sorte de trèfle à quatre feuilles avec des pétioles au centre, d’un rouge lie de vin. L’étiquette précisant le nom n’est plus plantée, aussi pour en savoir plus, je cherche sur une application, le nom de la plante. C’est un oxalis, avec des pétioles pourpres, sur un tiers, coté centre. Elle ressemble au trêfle, il a quatre feuilles.

La plante est entrée dans mon champ de vision pour mon plus grand étonnement sans doute car ce matin surprise, elle a repris vie à la lumière du jour, vivante, elle se tourne vers la lumière attirée par je-ne-sais-quoi alors qu’hier soir, je la pensais déclinante. Ses feuilles pendaient comme si dépérissant, elle manquait d’eau.

Ce matin, elle était pourrait-on dire au garde-à-vous, pour saluer la lumière du jour l’accueillir la prendre comme viatique pour les heures à venir. Au fond, elle se comportait aussi comme la tulipe de l’année dernière que j’avais vue de grand matin, tête penchée prête à rendre l’âme et qui vers le 12h00 s’était redressé sous l’influence de la lumière et de la chaleur.

Sans doute, voilà dans l’univers des plantes à observer, l’influence de la lumière, la modification d’une attitude, face à un environnement. Et dire qu’au cours de ma vie qui s’est allongée petit à petit, je n’avais jamais observé consciemment ce phénomène. L’effet de la lumière me touche, ne suis-je pas fait d’une matière physique qui elle aussi puise dans l’environnement ses ressources vitales, sa puissance aussi. Il suffit de me rappeler combien la lumière vive du soleil me donne de l’énergie, me rend plus joyeux, plus serein. 

En est-il de même pour les fleurs et les arbres et réagissent-ils à la parole, à la musique ? Poussent-ils mieux quand nous sommes au petit soin autour d’eux ? De quelle symbiose s’agit-il ? 

Voilà une réflexion qui me poursuivra. Comment à l’égard de la nature, prendre le contact avec la vie qui s’exprime à travers elle ?

 Est-ce par cette vie végétale que je poursuis plus sereinement ma vie terrestre ? Comment ne pas me laisser toucher par cette découverte qui m’incite à faire vivre dans mon entourage de nombreuses plantes, consciemment.  Le lilas est en fleurs, une de celle-ci est dans un pot d’eau sur la table de la cuisine. Depuis hier et en rentrant ce matin dans la pièce, j’ai perçu son parfum subtil, parfum dont je m’étais privé des années durant, coupé de cette nature florissante vivante et propre à me gâter de ses fruits.

Dans ma jeunesse les trèfles à 4 feuilles que nous cherchions dans les prés, étaient un porte-bonheur. Mais qui en trouvait ?  M’a-t-il fallu tant de temps pour le vérifier, l’approuver et en vivre ?

Le contact conscient avec le rythme de la nature, la lumière, dès le saut du lit, ne serait-ce pas un des meilleurs médicaments, le meilleur soutien de vie, avec la pulsion de vie

Que celle-ci exprime tout autour de nous sous toutes ses formes.

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