La fraîcheur de la nuit.

La fraîcheur de la nuit s’est introduite dans la chambre par la fenêtre ouverte. En deux temps, trois mouvements, je suis de retour après le passage obligé à la salle de bain. Sous la couette, mon cocon thermique a disparu, le froid colle à mon pyjama. Vite, je remonte au plus haut ma peau synthétique pour retrouver cette chaleur bienfaisante. Me voilà en boule. La chaleur tarde à revenir, encore quelques minutes de patience mais je crois que l’ambiance agréable est rompue. Me mettre en route, je n’ai pas d’autre choix.

Cette sensation me relie à ma nièce, à la conversation d’hier. Elle m’a dit son envie de rester au lit, calfeutrée, elle a le moral dans les talons. Quelques mots, quelques idées échangées me retraversent l’esprit. Qu’est ce qui est fondamental dans notre échange.

« Tu parles trop, me disait mon épouse, après, Tu ne l’écoutes pas ! » Point de vue extérieur. Elle n’entendait que mes phrases sans le contexte. Plus dans le jugement que dans l’implication.

Qu’est ce qui a été dit dans cette conversation, la première depuis que je sais qu’elle ne va pas bien, qu’elle est comme on dit maintenant, en burn-out. Qu’est ce qui a été brulé. Qu’est ce qui la vide, de l’allant nécessaire pour affronter le quotidien. Pas rose d’ailleurs vu sa position professionnelle. Pas rose et pas évident. Elle affronte un parcours difficile. Un grand poids sur ses jeunes épaules. 

Est-ce le problème. Elle a beaucoup d’atouts, dans sa manière d’être, de s’exprimer. Elle est à la fois combattante rationnelle, active et prudente fragile, cherchant un point d’appui. Ah, si elle pouvait trouver son rocher, son appui intérieur, sa solidité.

Me voilà de nouveau face à cette quête, à cette prise en compte, cette analyse de mon fondement. Celui sur lequel par mon existence, je peux m’appuyer. Parler de racines est sans doute une manière d’y arriver, à cette structure en moi, sur laquelle je peux compter pour la vie de tous les jours. Qu’est-ce qui fait son état, cette fragilité, cette base qui passe actuellement entre ses mains comme le sable ? Est-ce physique, est-ce mental ?

A nouveau, ce schéma duel dans lequel notre société nous oblige à baigner. Eh, si la solution était non dans le deux, mais dans le trois. Comme le tabouret réputé stable par ses trois pieds. Le physique, le mental, le spirituel. S’identifier à l’image de l’Homme, de ceux qui étaient dans son entourage, blessés, faibles sans racines spirituelles, sans profondeurs. Qui un jour, au début de leur vie, avaient vu leur référence s’évanouir.

Est-ce là que le bat blesse. Vouloir s’appuyer sur des êtres meurtris profondément par la vie, par des ruptures anciennes, des relations houleuses, incohérentes, imparfaites. Ou s’appuyer, sans aucun doute, sur un être parfait, guide et balise dans notre quotidien, bienveillant et rempli d’un amour paternel. Si ceux de notre entourage ont failli, lui dans sa tendresse, son attitude ne faiblit pas. Toujours accueillant à nos demandes, à nos problèmes.

Dans le cortège de ceux qui nous ont précédés, de ceux qui nous ont transmis la vie, aidé à retrouver une voie pour nos jours terrestres, n’y a-t-il pas un digne d’admiration, digne de confiance, qui un jour m’a pris par la main. 

Tiens, au home, un conseil de lecture d’un résident me renvoie chez un auteur bien connu qui a écrit « Au plaisir de Dieu. » Me voilà par sa plume, plongé dans un monde inconnu, inimaginable, un monde de luxe, celui d’un comte possédant 10000 hectares, un énorme château, et détails signifiants douze valets de chiens, pour le situer et dont l’occupation est de jouir des bénéfices du domaine, géré par un intendant. Un Crésus local. Ce qui m’a plus touché est finalement le moment de son réveil par son valet, qui vient lui murmurer à l’oreille le matin, pour le mettre en route

« Mr le Comte, Mr le Comte, réveillez-vous de grandes choses vous attendent aujourd’hui. »

Le voilà lui aussi en bordure de son cocon nocturne, invité en tant que vivant, à entrer dans le quotidien. Tout comte qu’il est, il n’a pas dans ces moments plus que moi, comme rocher de base. Il est vivant, invité à se mettre debout. N’est ce pas dans ces secondes que tout se passe. Prendre conscience du don qui chaque jour m’est donné.

Tous les possibles sont là à ma portée, même allez sur la lune si j’ai le cv qui convient ou simplement prendre mon baluchon pour me lancer dans une nouvelle journée de vie, de travail sans doute, celle d‘un être vivant, limité, blessé sans doute à un moment ou l’autre, par sa maladresse, par celle d’autres.

Etre vivant, qui va ce jour, faire le pas qu’il sait faire, pour sa satisfaction d’abord, selon ses balises, selon sa force, simplement. En tant qu’enfant de son Père.

L’atelier de dessin.

L’atelier de dessin venait de débuter pour surtout soutenir l’une des résidentes qui était douée dans cette technique et qui se voyait dans le home coupée de toute cette activité. Un ami puis une amie avaient acceptés d’apporter leurs connaissances et leur soutien pour que plusieurs résidentes bénéficient d’un temps créatif, dans la morosité des jours qui s’écoulent identiques à eux mêmes et dont elles sortent étouffées et apathiques.

La première séance m’avait surprise notamment l’impossibilité pour une participante à entrer dans le sujet, on ne peut plus simple, d’un vase avec un bouquet de fleurs. Sa feuille restait blanche, elle ne savait pas entamer l’aventure, d’un exercice fait simplement pour trouver le plaisir de créer, de construire. Sa mémoire la renvoyait aux critiques acerbes, qui étaient revenues en flots ; critiques d’une institutrice qui quelques décennies plus tôt, l’avait coupée de toute spontanéité, de tout élan dans cet exercice. Par petits pas, mon ami l’avait conduite à dépasser ses peurs, à entrer dans l’exercice proposé, à laisser courir le crayon sans jugement sur le résultat, simplement dans le laisser faire. Mon voisin lui, n’avait pas la même spontanéité, victime d’un AVC sans doute, ou d’un blessure neuronale, il avait tenté par petites touches de progresser dans un nuage de point qui disaient son désarroi mental, sa blessure neuronale qui l’avait fait conduit ici.

C’est par fidélité à une parole donnée quelques semaines plus tôt, à son épouse que j’avais été le chercher. Pour le distraire, le sortir non seulement de son enfermement mental mais de l’enfermement humain qui le reléguait dans sa chambre face au rideau de la fenêtre tous les après-midi, sans doute après les 20 minutes de soins que lui apportait le kiné. Ce n’était pas la porte ouverte de la chambre qui le sortirait de son brouillard mental, ni son indolence. Mais qui passe le visiter pendant la journée où son épouse travaille ?

Sa chambre était décorée simplement, avec plusieurs bibliothèques murales pour lui servir de décor, pour lui rappeler sans doute l’intellectuel qu’il avait été avant son incident de santé. Pour soutenir son moral sans doute, pendant les longues heures de solitude dans lesquelles il allait baigner. Sa réactivité est bonne, il s’exprime clairement mais d’une manière lente, ou d’une manière en relation avec ses intérêts que je ne connais guère.

Mon outil, c’est le dessin, pour deux après-midi par mois. Cela n’est pas sans doute le meilleur moyen pour accroître son état mais qui sait ce qui lui convient, qui entre dans cette sphère qui dépasse les besoins quotidiens de base que lui apporte la résidence.

La dernière fois que j’avais été le chercher, il n’avait rangé que les marqueurs dans une boite, comme une obsession qui le poussait j’imagine à écrire, sans trop savoir ce qui devait l’être, mystère de son cerveau en compote.

Puis la fois suivante, il avait refusé carrément de se laisser pousser dans la salle d’ergothérapie qui servait de salle de dessin. J’étais revenu après avoir rassemblé les participants,  pour lui parler, pour essayer de baliser la relation et la rendre plus efficace plus utile. Par quelques questions, j’avais essayé d’attirer son intérêt sur un sujet ou l’autre. Sa compréhension était entière, ses réponses claires données à un rythme lent laissant supposer des champs de possible, encore fallait-il lui laisser le temps de s’exprimer.

Sans être trop intrusif, j’avais en réflexe à son étalage de livres évoqué la philosophie. Il m’avait cité rapidement un de ses auteurs favoris, que j’imaginais portugais puisque il semblait que c’était sa nationalité. Seul le prénom Luis avait rencontré mon entendement. Le nom m’avait échappé totalement. Je lui avais fait répéter pour saisir ce nom totalement étranger à mon registre, qui ne perçait guère mon oreille. Je n’en avais gardé que la première syllabe, me promettant d’y revenir lors de ma prochaine tournée pour rassembler les élèves. Il citait sans doute une personnalité importante mais comme j’ignorais complètement la littérature portugaise, je ne pouvait progresser au delà de « Luis de Cam », la syllabe suivante s’était perdue dans l’échange, défaut d’ouïe ou son inconnu, non représentable.

Heureusement le prénom et le bout de nom, encodé dans la barre de recherche de Google m’avait présenté l’intellectuel portugais le plus célèbre dans il évoquait le nom. « Louis de Camoes », premier lien pour entrer dans son univers. Sur Wikipédia, j’avais trouvé le personnage et appris à connaître le grand poète qu’il était, une figure marquante de la littérature de ce pays, de son pays. Petit voyage dans un univers inconnu dont je retirais, par la lecture de son cv, quelques éléments pour baliser la prochaine rencontre et je l’espérais la conversation.

Comme son épouse l’avait demandé lors de la réunion quelque temps plus tôt, je me devais d’être présent, non par le dessin animé par mon ami et mon amie mais par la visite, que j’allais lui apporter lors de ma prochaine présence pour réunir les amateurs de dessin.

Du Portugal, je ne connaissais qu’un chose, le Fado, musique particulière que j’aimais entendre via une de ses grandes interprètes, « Amalia Rodrigues, » voix provenant du cœur, des tripes, qui chante la nostalgie d’un pays sans doute, d’un manque surtout. La lecture de l’article trouvé me parlait de «  Sadade »  et j’en avais retenu, le sens, l’approfondissement d’un sentiment de manque, d’une tristesse qui tourne sur elle même, sans fin, pour décrire tout le manque causé par l’absence, la saveur du pays, le souvenir de l’être aimé.

Fier de mon acquisition sur ce territoire qui m’était inconnu, je lui avais suggéré à ma visite suivante le « Sadade », la mise en scène, d’un  manque que l’on approfondit sous tous ses aspects. Surprise, il s’était mis alors à fredonner un air de son pays sans doute, un air de son enfance ou sa chanson préférée. C‘était sans doute un air de Fado qui lui traversait la mémoire, qui ravivait un peu le morne après-midi qu’il allait passer, à sa table, en regardant la fenêtre extérieure, comme emmuré. Avec cet air, l’après midi lui semblerait, je l’espérais plus courte, plus vivante. Il avait reconnecté une source de vie en lui.

Juste avant de mettre fin à cette partie musicale, mon regard tomba sur un tableau peint suspendu, au mur, en face de moi. Qu’est-ce que pouvait faire cette rose défraichie, sur son mur, rose qui penchait lamentablement, la tige prête à s’effondrer, rose sur le déclin, peu de temps avant de tomber définitivement, et mourir exsangue.

Un flash me traversa, c’était une œuvre de « Sadade ».

Par la situation de son déclin, le peintre pleurait sur la beauté de la rose à son midi. Il se remémorait ainsi sa beauté par son opposé. C’était cela l’âme du « Sadate ». Nostalgie de l’éclat qu’elle avait eu le matin.

« Et rose, elle a vécu ce que vive les roses, l’espace d’un matin. »

A la portugaise, le Fado et le « Sadade » étaient là en peinture, en écho, remplaçant quelques moments, la conversation , l’air qu’il fredonnait, la vision qu’il m’offrait

Il m’avait ouvert son âme, bien vivante, par la vue, l’ouïe simplement. Moment de grâce qui me portait par sa profondeur, sa finesse, par de-là son handicap. Moment d’humanité précieuse, île hors du temps, des limites physiques. Cadeau inattendu marquant cette après-midi de compassion, de joie pure.

Journées sans smug !

Mais au fond, pourquoi ce mot smug ? Dans les années70, l’Angleterre était affectée par d’épais brouillards dus à la poussière des foyers domestiques et industriels au charbon. Ce n’était pas le brouillard (fog), c’était un autre phénomène, que les anglais définissaient par smog. L’humidité de l’air qui s’accroche aux particules de poussières. Ne sommes nous pas dans le même scénario, cette fois, ce ne sont pas les résidus du charbon qui font problèmes, ce sont les résidus de combustion de moteurs diesel, les micros, les nano-particules de l’activité humaine.

Un autre mot pour désigner la pollution urbaine, le smug, je le propose dans ce texte pour me situer, pour préciser les sensations qui me traversent en ces jours de confinement.

Ce mot pour désigner tout ce qui perturbe mes sens, tout ce qui se découvre brusquement et qui cachait depuis des années dans mon environnement et que mon corps, inconscient, subissait.

Chaque fois que je sors de la maison, ces jours-ci, pendant le confinement, j’ai l’impression d’entrer dans un nouvel univers, mon pied hésite à prendre son appui sur les marches devant la porte d’entrée. Apparemment ce n’est pas le vertige qui me guette mais, j’ai affiné l’instant, c’est l’absence de bruit de fond qui perturbe mon oreille interne. Il n’y a presque plus de bruit, dehors.

Une observation pour qualifier cette diminution, c’est sans difficulté que j’entretiens avec une autre personne sur le trottoir opposé une conversation qui doit s’arrêter quand un véhicule s’approche. La voix de mon correspondant est gommée le temps de son passage.  Le bruit qu’il fait a décuplé par rapport à celui perçu dans le silence environnant. La nuit de Mardi à mercredi, j’ai été réveillé vers cinq heure du matin, par le renard qui glapissait derrière la maison, dans l’ancienne sablière. Cette fois, ce n’était pas un avion en approche d’atterrissage, à cette heure celui venant de Ouagadougou, ou de temps à autre,  un avion cargo. Un autre environnement émerge.

Les Antonovs ne passent plus bien haut dans le ciel, avec leur bruit si caractéristique, celui de leurs turbocompresseurs. Depuis un mois, leur signature sonore a disparu du ciel. L’activité économique lourde a fortement baissé suite aux circonstances qui aplatissent l’activité dans notre environnement.

Pas plus tard qu’hier, j’ai retrouvé le bruit très particulier d’une Harley Davidson, qui n’en finissait pas de faire son bruit caractéristique alors que je ne la voyais presque plus, il est vrai que les voitures souvent nombreuses sur la route provinciale se comptaient à ce moment sur la main. Et que dire du clocher de l’église qui sonne les messes et les heures et que j’entends clairement de la maison car les sons des cloches ne sont plus couvert par l’agitation aérienne et terrestre. De nombreux bruits sont perceptibles et émergent cette fois du silence simplement sans effort, donnant un autre relief sonore aux promenades que je m’efforce de faire pour ne pas me polluer le tympan par ces musiques criardes qui se pressent sur toutes les chaines radios comme pour rassurer ceux qui enfin sont confrontés au vide et au calme.

Curieux, il n’y a plus maintenant de communication sur la qualité de l’air, le point a disparu de l’information météo, forcement la qualité est bonne, très bonne. Ce n’est plus une nouvelle qui a de l’intérêt. Il n’y a plus non plus, la liste interminable des bouchons routiers sur tous les axes qui mènent à la capitale ou en ville. Tout le trafic est devenu fluide. Ce mot suffit à définir la situation.

Une sensation relevée un matin me traverse l’esprit. L’odeur des gaz de l’échappement du moteur d’une petite moto, à la fumée bleu émise par son moteur deux temps qui m’avait dépassé pendant mon tour de quartier anti-confinement. Il y avait des lustres que je ne l’avais humée celle-là.

Mon nez n’est plus obligé de respirer un air pollué. Les derniers jours, il s’est nettoyé de la couche de smug qui flotte dans ses recoins. 

Trois ans plus tôt lors du retour d’une semaine en Ardenne, j’avais eu la même sensation. L’odeur nauséabonde du trafic de voitures qui remplaçait la force vivifiante des forêts ardennaises. Pic de pureté qui avait disparu le lendemain recouvert, noyé à nouveau par la couche invisible de smug et dont cette ancienne mémoire, engrammée dans mes sensations, venait de revenir à la surface.

Où cette mémoire de l’odeur du gaillet que j’avais partagée à un groupe de connaissance en leur mettant le brin sous le nez et dont personne n’avait connaissance alors qu’il est si simple de la découvrir et d’en apprécié le fumet. N’est ce pas le signe que ce smug a effacé toutes nos sensations olfactives et fermé la porte du nez subtil que nous possédons tous. Seule de fortes odeurs parviennent encore à percer et à se faire connaître.

Mon tête libérée a redécouvert les anciennes perceptions, sans analyse du signal d’insalubrité qui m’était donné et qui me conduisait à escamoter ce danger permanent.  La perception olfactive de l’air vicié dans lequel tous les jours, nous baignons, dans notre pays, à la pointe de la technologie du confort, du standing urbain. 

L’air est frais, clair, la nuit s’annonce fraiche aussi allons nous faire ce soir, une petite flambée. En revenant de la remise côté jardin mon regard se porte sur le ciel.

Etonnement, Vénus brille comme je ne l’ai plus vu depuis longtemps, il est vrai que la fraîcheur de l’air la rend plus apte à être vue mais ici, c’est comme un coup de massue, un éclatement dans mes yeux qui n’ont plus vu un tel spectacle depuis longtemps dans cet environnement. Une joie profonde me submerge, me renvoie à mon enfance quand Papa nous emmenait au fond du grand verger derrière le jardin pour voir les planètes et les étoiles. Pour décoder les constellations et nous relier à tous ceux qui s’émerveillaient devant un tel spectacle.  Voir les Pléiades, le cavalier sur la grande ourse et d’autres qui se sont estompées par l’écran permanent de la télévision. Il n’y a pas que mon nez qui a perdu ses compétences, ma vue aussi.  

Lors de ma période de travail, en ville, au 24 étage, à l’horizon, j’observais cette couche indéfinie de polluants divers faisant comme un brouillard et qui flottait sur le paysage vers l’horizon. Brouillard, smug qui s’est sans doute renforcé. Ce lointain souvenir devrait m’apparaître bien terne si je le comparais à la situation actuelle ou à l’arrière fond de certaines images montrant de grandes métropoles.

Va-t-on repartir dans le même tourbillon, la même pollution quand le covid sera jugulé une première fois. Sans doute, l’agitation reprendra, j’en suis sur mais il ne nous lâchera pas si facilement, ce smug. Qui survivra verra.