Au coin de la place.

Au coin de la place, dans l’avenue où je m’engageais la présence d’une dizaine de voiture m’envahit avec violence, me poussant vers le mur de l’ancien magasin de fleurs. Comme une horde d’envahisseurs, des 4×4, SUV et autres bolides aux égos démesurés vrombissent en attendant que le feu passe au vert.

C’était la fin de la journée, l’heure où les mouvements se multiplient, où la cohorte roulante se presse pour mille raisons et mille destinations. Cette agression mécanique m’a surpris ! Etait-ce le souffle de l’air déplacé, comme une tornade, le bruit cumulé de ces dizaines de pneus qui raclent la chaussée pour aller de plus en plus vite. Je serre le bord des façades et poursuit mon chemin d’un pas titubant. La différence est trop forte. Deux mois étranges se terminent, c’est le retour mais à quoi.

Il ne sera plus possible de vivre tranquillement, sans stress, sans bruit, sans peurs. Suite à deux mois d’arrêt de la circulation, dus au confinement, ce spectacle me désarçonne. Adieu les moments tranquilles, les balades silencieuses, l’odeur des fleurs qui flottent autour de moi. Les gaz d’échappement, les bruits, les turbulence diverses sont de retour.Je suis replongé dans un tourbillon, un carrousel que j’avais oublié. Tout va repartir comme avant.

L’après, dit la radio, ne sera plus comme l’avant ! Faut-il les croire ? Y a-t-il des raisons sérieuses pour que cela soit ainsi. Les habitudes vont-elles changer définitivement. L’air sera-t-il plus respirable ? Le climat va-t-il retrouver ses marques, l’alternance pluie, beau temps,  les nuages, le ciel limpide, le vent.  Les saisons vont-elles reprendre leurs rythmes habituels. Va-t-il y avoir de nouvelles limites, de nouvelles manières de voir l’activité, les déplacements, le travail. Tous les voyants sont au rouge, mais les yeux sont atteints par le daltonisme, la myopie. Tout ce qu’il ne faudrait plus faire est rappelé par les lanceurs d’alerte, dans des esprits insensibles et limités à leurs besoins immédiats et égoïstes.

Schizophrène. Je deviens écartelé entre faire et ne plus faire. Mais comment changer de paradigme ?

Au pied de ma rue, dans la pme qui embouteillait la source locale, l’activité s’est arrêtée définitivement. L’eau locale sera remplacée par de sources qui sont à des centaines de kms et l’on nous pousse à acheter local ? Tout message s’exprime dans la sphère virtuelle, ne correspond pas ou guère à la réalité quotidienne. La main gauche ignore ce que fait la main droite. Un peu plus loin sur l’autre trottoir, un projet immobilier est lancé pour si j’en lis la presse, y installer un nouveau et quatrième supermarché, qui va ramener encore plus de voitures dans une avenue saturée par la circulation. Plus, toujours plus, alors qu’il faudrait penser mieux, toujours mieux.

Double contrainte, psychologiquement difficile a supporter, l‘injonction accompagnée de son contraire. Equilibre sur un fil, chute assurée. Alors que j’interroge un voisin sur ce projet immobilier, celui-ci s’approche, me colle presque. Je suis en retraite comme si lui aussi était un nouveau danger. Au lieu de bien vivre l’entretien,  je le crains, sacré virus qui me bouleverse maintenant dans ma relation aux autres. Alors que je me sentais léger en démarrant ma promenade, je perçois chez ceux que je rencontre non pas le plaisir de la découverte, mais la sensation d’évitement pour le danger que chacun est devenu.

Avec prudence, notre porte s’est ouverte à ma fille, à ma sœur, le cercle familial commence à revivre mais la distance émotionnelle est de mise, un évitement s’est installé entre elles et nous. Combien de temps encore ? La pandémie perd de sa force, sa dangerosité, un soulagement se met en place, le masque fait son apparition pour les endroits confinés où le public prudemment risque ses premières expéditions, ses premiers achats de confort.

L’avenir s’annonce sombre, même si quelques classes d’école s’ouvrent, si les petits marchés reprennent en même temps que les magasins non essentiels.

La vie en société n’est plus la même. De quoi sera fait demain ? Il y a sans doute le télétravail, les réunions en vidéoconférence mais elles n’apportent pas la même satisfaction que l’échange réel et émotionnel. Tout est changé, le monde ancien n’est plus, un nouveau monde émerge, fait d’incertitudes, d’angoisses aussi car l’on agite maintenant dans la presse, la deuxième vague, celle ultime qui risque d’aplatir les services de santé épuisés. L’on se diverti en pensant à la nature des vacances d’été pour oublier la  vacance d’activités insouciantes de ces dernières semaines.

Ma boussole longtemps inutilisée que je sors d’un tiroir, n’indique plus le nord, elle est un peu à mon image, celle d’un monde qui n’a plus de sens, qui tremble dans ses fondations et qui va permettre l’émergence d’une autre manière de vivre, bon gré, malgré.

Etre rebelle, nier les contraintes, la réalité, braver la société en voyageant sans masque et nier la nouvelle donne de ce jeu dont on n’a plus les règles et qui peut être va nous mettre à genoux. Est-ce mieux ?

Veillée pascale non confinée



Dans le porche, abrité de la pluie qui pourrait survenir, trois troncs d’arbres de 1,2 mètre de haut, sont posés en triangle, proches, fendus jusqu’au tiers, en quatre pour créer des cheminées de combustions. Comme les douze apôtres, ils vont bientôt s’enflammer. Dans la coupelle creusée au-dessus au centre, le feu commence sa progression. L’air favorisé par les fentes, l’active. Le bois commence à crépiter. Les membres des deux paroisses sont à l’abri à l’entrée de l’église, bougie en main, éteinte.

Comme les générations précédentes, depuis des centaines d’année, les fidèles qui ont quittés, leur nourrice électronique, sont rassemblés pour le rituel de la bénédiction du nouveau feu, de l’allumage du cierge pascal qui éclairera symboliquement, chaque assemblée, le dimanche.

Le célébrant, pénètre dans l’église, conduisant la foule, qui se met en marche en allumant sa flamme personnelle. De l’extérieur, l’on passe à l’intérieur, d’un rite apparent, dans le silence, chacun intériorise le symbole, ouvre son cœur, son esprit au mystère de la résurrection, à ce cheminement qui va le porter au cours de l’année.

Participer au voyage intérieur de la purification par la flamme, de l’ouverture à la compassion pour ceux qui l’entourent. La flamme du cierge s’est multipliée, cent bougies éclairent, à présent la nef. La chorale entame le premier chant.

La cérémonie vient de débuter, sera-t-elle vécue comme une couche supplémentaire, d’un rite qui perd sa saveur, qui garde sa forme, mais perd sa vitalité ? Ou, sera-t-il un feu nouveau qui va réchauffer le cœur et maintenir sa force au cours de l’année remplie de ses joies, de ses difficultés ?

Basculement intérieur ou habitude fade, vidée de son sens ?

Faire mémoire, du choix qui a été fait, développé. Nettoyage de printemps pour repartir comme la nature, dans un nouveau feu, une nouvelle poussée, une nouvelle avancée. Un jour, lointain, proche du premier jour, dans le rite du baptême, nous avons été introduits dans la communauté chrétienne, nous avons été baptisés. Le célébrant nous le rappelle par une aspersion généreuse, d’eau bénite. Nous ne sommes pas simplement spectateur, nous sommes acteurs.

Attendre de l’autre qu’il fasse le premier pas, parfois sans doute mais essentiellement, participants et flammes de cette espérance semée dans notre cœur et que patiemment, fidèle, nous entretenons par notre présence, à la communauté des pratiquants.

Pour que tout ne soit pas vain, inutile, insipide.

Ensembles, main dans la main, nous prions celui qui nous rassemble, qui nous rend meilleur dans la durée. Nous récitons le Notre Père, cette prière de la communauté qui sera notre phare pour les jours à venir.

Seigneur du monde, lumière qui nous anime et nous conduit selon notre destin et qui nous permet une fois encore de dire ;

« Le Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité ! »

Que sa présence dans nos cœurs soit semence et espérance, dans les jours que nous traversons, dans nos tempêtes, dans nos joies.

Bonne fête de Pâques.

Photo prise lors de la veillée en 2017

Perdus de vue.

Dear reader,

LOST IN WORLD WAR II

Henri Edwin Rousseau, pilot of a Stirling bomber was lost in action on 17/12/1942 in Germany.

He was born on Mousty ( Belgium) the 21/6/1919 .

To report of discoveries about the plane in Germany, some months ago, we decided to look for Henri Edwin Rousseau’s lineage.

He has two brother and we are searching for their lineage in England.

 Camille Jean,  born in 16/9/1920. Mother Evelyn Ayling was married in Bromley or Beckenham as reported in the christening document in our parish two year after birth. Reported  born in Hemden as read or may be in  Hendon ?

 Michel David Camille Pierre, born 13/7/1928. Mother Gladys Bevan, married in Paris XIVème. He was born in Viroflay (France).Seem to live later in Croydon. 

Father of Henry Edwin : Camille Jean Ernest was born in Mousty in 12/5/1894. He was, we supposed, soldier in army in World War I. He married Evelyn Ayling in Bromley St Benedict about 1917/18. Married a second time in Paris after the death of his first wife in London, he lived in France, Belgium. We have traced these facts but lost him with World War 2. 

We supposed they lived sometime around Liverpool. 

Connection with his family was difficult and in the diary of his father we know they have seen each other for the last time in 1939. Diary stop in 1940.

If you have friends, relatives, contacts in England with good genealogy networks, send this message to them, in the hope of finding details of the life of this Rousseau family and report to them.

Official documents are time protected by the law and not accessible.

Please don’t brake this chain and if you are not concerned put this request, please forward it to any potentially interested person, even on Facebook in the U.K , knowing that many people have Rousseau as a surname. Access to ancestry websites requires to give Visa card number and for this reason non considered.

Thanks for your support

Regards