Pour répondre aux vœux glissés dans ma boite aux lettres, Lundi dernier, 23 décembre, j’ai sonné chez ma voisine, pratiquante régulière à la paroisse pour lui remettre mes vœux de Joyeux Noël et lui montrer la photo d’un bas-relief d’un autel latéral qui m’avait surpris. Une soignante était présente. Je n’ai donc pas eu l’occasion de lui faire part de ma découverte du début décembre lors du montage de la crèche.
Le lendemain matin comme un des stores n’était pas levé, je suis revenu, en me disant, je ne la dérange pas maintenant, je vais lui transmettre par courrier et lui remettre en main propre à la messe anticipée de Noël.
Elle n’est pas venue ce soir-là.
Cet ainsi, qu’enfin, bien tardivement, ce 26 Décembre, j’ai pu lui remettre mes vœux et tenté de lui faire découvrir ma surprise.
Entreprise hasardeuse car chacun n’a pas fait du dessin et la proposition d’interprétation de l’image se révèle de plus en plus compliquée à faire découvrir comme je le constatais avec d’autres personnes.
Ma tentative fut vaine, elle ne voyait pas ce qui semblait y être, ce dont j’étais convaincu.
En rentrant à la maison, en ouvrant mon courrier électronique, qu’elle ne fut pas ma surprise, dans l’enchainement de mes pensées de recevoir moi qui voulait convaincre, un message on ne peut plus évident.
Le message de M.Th. Hautier qui commente chaque jour les écritures.
Une réponse claire au sens du bas-relief et de son image me revenait par ricochet.
Ce jeudi 26 Décembre c’était la fête de St-Etienne, premier martyr.
L’autel sur lequel était le travail du bois, et où j’avais vu en arrière-plan, le symbole, était au moment de sa construction , il y a plus de 150 ans, dédié ,non pas à St-Joseph comme actuellement mais à St-Etienne.
Le commentaire était comme suit.
Du psaume 30 :
En tes mains, je remets mon esprit;
tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité,
ton amour me fait danser de joie :
devant moi, tu as ouvert un passage.
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Dans le brouillard ou la grisaille,
la tristesse ou la fatigue,
Seigneur,
ouvre un passage intérieur,
toi qui nous guides vers la vraie Joie.
Le volatile choisi par l’artiste, chouette ou hibou ; pouvait et était
certainement l’attribut, l’invitation à voir dans l’obscurité qu’une lumière
pouvait nous ouvrir à la vraie joie. Qu’il fallait passer d’un plan superficiel et plus rapide à un plan plus symbolique, plus profond et plus heureux.
Dans l’enchainement des circonstances, je recevais ainsi en retour un nouvel indice en la fête de St-Etienne , confirmant les explications trouvées sur internet pour le symbole des oiseaux de nuit.
Il s’agissait bien d’un volatile qui nous invitait à un travail de méditation pour aller au-delà des apparences, de la nuit, pour découvrir le chemin, l’invitation à nous mettre en route et nous appuyer pendant notre parcours sur les paroles que nous a léguée la tradition chrétienne.