
Découverte d’un bronze ancien.
D’une armoire placée dans la cave, sous l’escalier, vers l’étage de mon habitation, je viens de ressortir, un ensemble en bronze de 25cm de haut, enfermé, il y a un demi-siècle. Un journal jauni précisait une date proche du dépôt.
C‘était un héritage venant du côté de ma mère récupéré à une occasion qui s’était effacée de ma mémoire et qui à présent me questionnait.
Quel était son parcours dans la famille ? Que signifiait cet ensemble comportant une personne levant la main vers le ciel, drapée, s’appuyant sur une colonne de temple, cannelée, coupée à hauteur de sa taille.
A première vue, je n’en décodais pas le sens si ce n’est que cette fois, la surprise ne provenait pas de l’extérieur mais de l’Intérieur, de quelque chose d’enfoui qui intervenait dans un chemin chargé de symboles qui m’avait été offert dans une première étape à l’occasion du confinement dû au COVID, il y a bientôt 4 ans.
Une sorte d’écollage, par étapes, était sur mon chemin, pour m’aider sans doute à voir plus clair dans un questionnement qui m’était adressé, mystérieusement.
Il me fallait passer par des connaissances artistiques, par un savoir qui n’est pas cette fois repris dans mon répertoire de symbole car c’était une composition.
Un voisin actif au patrimoine régional interrogé, par mail à ce sujet sur l’œuvre n’avait pas réagi. Mes petits-enfants n’avaient pas apporté le moindre intérêt à l’objet, dont ils avaient eu une photo, pas plus que la compagne de mon petit-fils active au musée d’histoire naturelle.
La question envoyée à notre aumônier m’avait apporté un premier indice, celui de la relation avec le décor d’une chapelle funéraire.
Objet de décoration et symbole d’une vie brisée par la colonne qui n’a plus que sa base et qui s’élève à peine à mi-hauteur de la statue d’un personnage drapé à l’ancienne. L’interrogation en image via internet n’apportait rien de bien précis sinon qu’il s’agissait d’un symbole probablement religieux.
Cette piste m’était à ce moment fermée car le personnage très féminin que je voyais ne portais pas un attribut classique d’un saint.
C’était apparemment plus complexe mais le contexte n’était pas loin de la philosophie gréco-latine de notre civilisation. L’invitation à regarder le ciel était net, avec ce doigt élevé par ce personnage apparemment féminin aux cheveux longs ressemblant à un ange.
En fait le bronze était d’un symbolisme compliqué par le nombre d’indices qui apparaissaient. La colonne était par son pied à cannelure probablement gréco-romaine. Civilisation qui s’était perdue quand était apparu la religion chrétienne.
Était-ce une invitation à sortir du paganisme, celui-ci étant brisé comme la colonne.
A l’envoi de la photo, une paroissienne me fit part de ses réflexions et attira mon regard, sur des détails que je n’avais pas vus.
Un grand pas venait d’être fait et me rapprochais du sens de la colonne brisée.
La couronne et la palme associé précisait discrètement le chemin de la crucifixion.
L’ensemble voulait enseigner sur la transmission et sur les valeurs chrétiennes à protéger, à pratiquer pour que l’amour soit le moteur de la vie, ici sur terre.
Par le biais de l’IA, et d’un questionnement différent, elle avait obtenu des symboles très intéressant qui ramenait plus l’ensemble vers une vie interrompue, qu’elle associait à l’histoire familiale perdue dans les générations récentes.
Une main vers le ciel et l’autre sur le cœur sur une tombe symbolise une âme en ascension vers le divin (le ciel), tout en gardant l’attachement terrestre, l’amour ou la mémoire (le cœur), évoquant l’union des mondes matériel et spirituel, le passage de la vie à la mort, et la foi en la résurrection ou l’éternité. Ce geste peut aussi signifier un dernier adieu, l’espérance ou l’humanité du défunt, souvent vu dans l’art funéraire pour exprimer la connexion entre l’ici-bas et l’a-delà.
Ce geste peut aussi signifier un dernier adieu, l’espérance ou l’humanité du défunt, souvent vu dans l’art funéraire pour exprimer la connexion entre l’ici-bas et l’au-delà.
Un livre fermé sur une tombe symbolise souvent le livre de la vie dont les pages sont tournées, représentant la fin d’une existence, ou une croyance en la vie après la mort (comme la Bible), souvent orné d’une croix.
Une ancienne mémoire me rappelait la mort cachée d’un frère de mon grand-père, mort à l’étranger et non rapatrié.
Selon ce contexte, le milieu d’activité de la famille, l’art du bronze soulignait l’apparition de cette œuvre artistique, chapelle funéraire, pour contribuer au deuil de ce jeune adulte.
de vingt ans sans doute, en lien d’une manière globale, avec la fragilité de la vie et bien d’autres destins brisés.