Veillée pascale non confinée



Dans le porche, abrité de la pluie qui pourrait survenir, trois troncs d’arbres de 1,2 mètre de haut, sont posés en triangle, proches, fendus jusqu’au tiers, en quatre pour créer des cheminées de combustions. Comme les douze apôtres, ils vont bientôt s’enflammer. Dans la coupelle creusée au-dessus au centre, le feu commence sa progression. L’air favorisé par les fentes, l’active. Le bois commence à crépiter. Les membres des deux paroisses sont à l’abri à l’entrée de l’église, bougie en main, éteinte.

Comme les générations précédentes, depuis des centaines d’année, les fidèles qui ont quittés, leur nourrice électronique, sont rassemblés pour le rituel de la bénédiction du nouveau feu, de l’allumage du cierge pascal qui éclairera symboliquement, chaque assemblée, le dimanche.

Le célébrant, pénètre dans l’église, conduisant la foule, qui se met en marche en allumant sa flamme personnelle. De l’extérieur, l’on passe à l’intérieur, d’un rite apparent, dans le silence, chacun intériorise le symbole, ouvre son cœur, son esprit au mystère de la résurrection, à ce cheminement qui va le porter au cours de l’année.

Participer au voyage intérieur de la purification par la flamme, de l’ouverture à la compassion pour ceux qui l’entourent. La flamme du cierge s’est multipliée, cent bougies éclairent, à présent la nef. La chorale entame le premier chant.

La cérémonie vient de débuter, sera-t-elle vécue comme une couche supplémentaire, d’un rite qui perd sa saveur, qui garde sa forme, mais perd sa vitalité ? Ou, sera-t-il un feu nouveau qui va réchauffer le cœur et maintenir sa force au cours de l’année remplie de ses joies, de ses difficultés ?

Basculement intérieur ou habitude fade, vidée de son sens ?

Faire mémoire, du choix qui a été fait, développé. Nettoyage de printemps pour repartir comme la nature, dans un nouveau feu, une nouvelle poussée, une nouvelle avancée. Un jour, lointain, proche du premier jour, dans le rite du baptême, nous avons été introduits dans la communauté chrétienne, nous avons été baptisés. Le célébrant nous le rappelle par une aspersion généreuse, d’eau bénite. Nous ne sommes pas simplement spectateur, nous sommes acteurs.

Attendre de l’autre qu’il fasse le premier pas, parfois sans doute mais essentiellement, participants et flammes de cette espérance semée dans notre cœur et que patiemment, fidèle, nous entretenons par notre présence, à la communauté des pratiquants.

Pour que tout ne soit pas vain, inutile, insipide.

Ensembles, main dans la main, nous prions celui qui nous rassemble, qui nous rend meilleur dans la durée. Nous récitons le Notre Père, cette prière de la communauté qui sera notre phare pour les jours à venir.

Seigneur du monde, lumière qui nous anime et nous conduit selon notre destin et qui nous permet une fois encore de dire ;

« Le Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité ! »

Que sa présence dans nos cœurs soit semence et espérance, dans les jours que nous traversons, dans nos tempêtes, dans nos joies.

Bonne fête de Pâques.

Photo prise lors de la veillée en 2017

Perdus de vue.

Dear reader,

LOST IN WORLD WAR II

Henri Edwin Rousseau, pilot of a Stirling bomber was lost in action on 17/12/1942 in Germany.

He was born on Mousty ( Belgium) the 21/6/1919 .

To report of discoveries about the plane in Germany, some months ago, we decided to look for Henri Edwin Rousseau’s lineage.

He has two brother and we are searching for their lineage in England.

 Camille Jean,  born in 16/9/1920. Mother Evelyn Ayling was married in Bromley or Beckenham as reported in the christening document in our parish two year after birth. Reported  born in Hemden as read or may be in  Hendon ?

 Michel David Camille Pierre, born 13/7/1928. Mother Gladys Bevan, married in Paris XIVème. He was born in Viroflay (France).Seem to live later in Croydon. (Died in Oxford in May 1984 )*

Father of Henry Edwin : Camille Jean Ernest was born in Mousty in 12/5/1894. He was, we supposed, soldier in army in World War I. He married Evelyn Ayling in Bromley St Benedict about 1917/18. Married a second time in Paris after the death of his first wife in London, he lived in France, Belgium. We have traced these facts but lost him with World War 2. (Died on 7/1978 Coventry*)

We supposed they lived sometime around Liverpool. 

Connection with his family was difficult and in the diary of his father we know they have seen each other for the last time in 1939. Diary stop in 1940.

If you have friends, relatives, contacts in England with good genealogy networks, send this message to them, in the hope of finding details of the life of this Rousseau family and report to them.

Official documents are time protected by the law and not accessible.

Please don’t brake this chain and if you are not concerned put this request, please forward it to any potentially interested person, even on Facebook in the U.K , knowing that many people have Rousseau as a surname. Access to ancestry websites requires to give Visa card number and for this reason non considered.

o Reconsidering this fact, during confinement for Covid, we put on Ancestry a basic tree with siblings; After 4 months no info °

Thanks for your support

Regards

  • Extra Information from 10/7/ 2020

La vitrine.

Son idée de la vendre était dans l’air depuis longtemps et je n’imaginais guère que cela aie plus loin que l’intention. Pourtant aujourd’hui le brocanteur s’était annoncé et à l’heure convenue, il avait sonné à la porte. Venait-il voir, en espérant l’aubaine, l’objet rare. Je n’en étais pas convaincu car le marché pour ces meubles s’était effondré.

C’était un meuble centenaire, mais faisait-il partie des objets rares. Il était dans sa famille depuis longtemps, dans notre espace familial depuis le décès de sa mère.L’avait-elle introduit comme souvenir d’attachement à celle qui l’avait portée ou comme simplement son droit dans la fratrie, la défense de son tiers, face à ses deux sœurs.

L’entrée de ce meuble bien des années plus tôt dans notre salon m’avait pesé pendant des semaines, c’était une intruse dans mon cocon familial. Belle-mère en puissance, valise généalogique perturbant le décors que nous avions dressé autour de notre couple. Ce droit que je lui concédais faisait pendant à la comtoise que j’avais reçue de mon père et qui passait de fils en fils depuis des générations, objet utile qu’elle avait muselé immédiatement en lui imposant le silence, par l’arrêt du balancier au tic-tac bien frappé.

La vitrine n’était pas bruyante, elle, mais elle en imposait par sa stature et son ouverture sur des planches couvertes d’objets insignifiants ou rares. Je  ne l’avais  jamais su car elle n’en connaissait pas le sens et la charge émotionnelle. Bien des semaines, après la vitrine s’était fondue dans le paysage environnant. Portait-t-elle des souvenirs d’enfance, des émotions cachées en son sein ? Mystère. Si je considérais le peu de cas qu’elle faisait de ceux-ci, ils ne devaient avoir qu’un statut de surface, d’objet non transitionnel et essentiellement peu porteur d’histoire.

Le brocanteur, déniché par les réseaux sociaux était une personne conviviale, experte en vide-maison et détails qui avait du sens « pays », comme je l’avais entendu dire quelques fois. Il venait de mon coin selon l’inscription sur sa camionnette, de ma ville natale. Cela me rassurait, le meuble serait en de bonne main, même, si je ne jouais qu’un rôle de potiche.  Ce n’était pas en effet mon domaine, ni ma responsabilité.

Le lendemain, en entrant dans le living, j’avais ressenti un choc profond, face au vide qui mettait en évidence le départ du meuble. L’air de rien, cette vitrine prenait de la place, sa place. Je m’en apercevais à présent et cette impression me poursuivit plusieurs jours d’affilée avant de disparaître. Un paysage interne marqué par la vie quotidienne venait de s’effondrer par cette absence et il me faudrait du temps pour qu’une nouvelle image pénètre mes habitudes. C’était comme souvent je le constatais pour d’autres lieux.

Mon cerveau droit avait besoin de temps pour tisser, dans le décors du salon en lieu et place des neurones armoires, des neurones murs blancs coquille d’œuf. Une semaine plus tard la sensation de vide était moins forte car j’avais rééquilibré le coté gauche de la pièce, déplacé la comtoise dont le pied était caché par le meuble bas qui supportait l’écran de la télévision.

Au fond, l’horloge retrouvait la place qu’elle avait perdue par l’arrivée de l’armoire et de mon coté la pièce unique de mon patrimoine, était remise en valeur. Curieusement, elle avait ramené à mon souvenir, les jeux d’enfance avec mon père qui lors du cache-cache dans la maison nous dissimulait, vers les trois ans, dans le creux du fut, sous le balancier.

Que vivait-elle par rapport à sa vitrine. Apparemment je n’avais eu aucun commentaire sinon que bon débarras, cela faisait de la place. Le cordon ombilical qui la reliait à sa mère venait sans doute d’être fortement affaibli, la rendant plus indépendante et plus autonome, du moins je l’espérais. Mais fallait-il jeter l’eau du bain avec le bébé.

Ne faut-il pas, au cours de son cheminement, son évolution, lucidement apprendre a quitter les objets dont l’on se sert comme hochet et présence rassurante pour n’en garder que ceux qui ont du sens ou une fonction basique et utilitaire. 

S’alléger, oui, mais effacer non. Là je me sentais plus concerné par le maintien de quelques points, porteurs de sens qui, en connaissance de cause, me relient à mon passé.