Temple de Pascal

Pour être dans la logique de notre action, avec l’équipe de bénévoles active depuis si longtemps au home, il n’était pas imaginable de ne pas ensemble, sous le regard de notre foi commune, de lui dire Adieu.

Comme témoins, nous n’étions pas dans les rouages des décisions, qui appartenaient, en cas de décès, soit à l’un, notaire ou à l’autre, chargé de pouvoirs, des affaires courantes et terminales qui la concernait.

J’avais toujours eu l’impression que notre action hebdomadaire, renforçant la vitalité de notre groupe de fidèles résidents, étaient reconnues pour sa valeur et sa qualité. Illusion bien sûr.

C’est en dehors de toutes mes convictions que j’ai accepté de participer à son dernier hommage à Clarisse, au funérarium, conduit par un inconnu, le Père Pascal.

Quel ne fut pas mon étonnement d’être confrontés dans mon domaine d’action bénévole a une secte mystérieuse qui s’implantait de plus en plus et dont je n’avais jamais entendu parlé dans l’espace religieux et catholique. Il était habillé d’un cape-chasuble comme les prêtres avaient, il y a 70 ans mais maniait un pc portable pour sa musique.

Même le journal Dimanche n’en avait pas parlé, pas plus qu’au vicariat. Et aux visiteurs de malade, comme au vicariat, regarde-t-on ailleurs qu’au ciel.

Il écume des funérariums (C’était son 3ème show de la journée)

J’avais perdu de vue, que comme dans mon adolescence, le monde n’était pas aussi simple qu’au village mais restait un monde d’influence, de prédateurs, d’intérêts divers. Politiquement au village, il y avait deux clans, celui des catholiques et des socialistes, et chacun pour ses affaires d’éducation et de commerce. Mais pour la religion, en plus des catholiques, des témoins de Jéhovah, il y avait une secte religieuse celle des « antoinistes », infréquentable.

Dans ces années de vie, ici à la ville, l’idée de sectes avait disparu, sans doute y avait-il les religions orthodoxes,  protestantes, des musulmans mais leur présence était entendue et acceptée. Celle des témoins de Jehova à l’occasion à la porte.

Étonnement, désarçonnant cette église gallicane de Belgique ? Bien présente sur Youtube. Et comme oiseaux, nous étions mis au sol par un coucou.

Sachant cela avant, par respect aussi pour notre aumônier, nous aurions été au cimetière pour la prière.

NB-Pour mon frère, sur la rive de Meuse, il y deux ans, les pompes funèbres mandatées ont six funérarium. Nous étions dans un zoning industriel, éloignés du centre, de l’église. Je comprends maintenant que ses filles soient tombées dans le panneau.(c’était probablement un de ses adeptes qui a fait la prière et l’hommage.)