Pour les vĹ“ux de cette annĂ©e aux amis et connaissances, j’ai voulu partager la dĂ©couverte qui m’a Ă©tĂ© proposĂ©e lors d’un travail de bĂ©nĂ©volat Ă la paroisse. Une perception d’un autre univers, Ă moi qui n’en demandais rien. C’Ă©tait comme un Ă©clair dans un ciel nuageux et cet Ă©clair m’avait presque foudroyĂ©. Image sans doute mais comment exprimer ce saut d’une activitĂ© Ă un Ă©merveillement ?
J’imagine qu’un gagnant d’un gros lot au loto doit passer par un tremblement de ce genre,
D’une humeur morose Ă la joie d’ĂŞtre Ă mĂŞme, de faire des choses sortant de son ordinaire voyages divers, achats et j’en passe.
Après cette vision, j’Ă©tais passĂ© dans un monde d’une autre rĂ©alitĂ©, d’une vie ordinaire Ă une vie Ă©blouissante mais ce n’est qu’une image, une voie dĂ©tournĂ©e pour expliquer ce choc. J’étais sur une orbite, un petit nuage.
J’ai souhaitĂ© le partager, j’ai fait de l’image en question, la photo accompagnant mes vĹ“ux.
Mon souhait Ă chacun de passer un cap, d’entrer dans un autre monde, de vivre en conscience ce saut de perception, un « OH » de saisissement. Mais aussi un monde dĂ©crit par bien des textes symboliques des Ă©vangiles, de la Bible car c’est au creux d’un autel que l’image est construite. Le seigneur a fait des merveilles Saint est son nom.
De mes nombreux tĂ©moignages Ă©crits et sur place je n’en retiens que deux qui sortent d’une indiffĂ©rence, d’une non-comprĂ©hension.
Au pays des aveugles, les borgnes sont rois.
Une voisine âgĂ©e et pratiquante s’est approchĂ©e de la dĂ©coration en question animĂ©e par le souhait de voir, de comprendre mais sa vue dĂ©ficiente ne lui a pas permis d’accĂ©der Ă l’image.
Un paroissien l’a vue, il m’a confiĂ© un peu plus tard « Mais on la voit aussi de loin. »
L’image lui appartenait dans sa dualitĂ©. Il pouvait passer librement d’une image Ă l’autre,
il m’avait suivi dans une partie de mon cheminement, l’oiseau de nuit Ă©tait bien lĂ .
Dans l’Ă©tape suivante après la vision il y avait Ă prĂ©sent les symboles. C’Ă©tait plus qu’une fantaisie d’un graveur de bois, auteur du travail. L’endroit oĂą l’image Ă©tait situĂ©e et l’anciennetĂ© du travail nous faisait entrer dans une autre Ă©poque, celle oĂą les gens ne savaient pas lire, ne savaient pas suivre les raisonnements savants, faire de la philosophie, de la thĂ©ologie. A cette Ă©poque, c’Ă©tait la transmission d’un mystère, voire dans l’obscuritĂ© des Ă©crits qu’il y a une expĂ©rience transmise, celle de se laisser prendre au cĹ“ur vu le contexte. Un saut dans la foi qui n’est pas raisonnement mais « foi du Charbonnier ».
Peu importe le raisonnement, les arguments, je suis saisi par quelque chose qui me veut du bien et qui me confirme ce qui est enseigné.
Ne faut-il pas m’appuyer sur cette dĂ©couverte, sur l’impression puissante qu’une main invisible et lĂ , qu’elle me soutient. Ne serait-ce pas le cadeau providentiel, via mon ange gardien, qui sachant mon intĂ©rĂŞt pour le mystère vient me confirmer que oui ce qui est enseignĂ© vient de l’expĂ©rience, de la rencontre avec quelque chose qui nous dĂ©passe et par lequel bien des gĂ©nĂ©rations avant nous ont fait confiance.
Ce qui est écrit à ce sujet dans le dictionnaire des symboles est aussi marquant.
« Le hibou et la chouette symbolisent la sagesse profonde et la connaissance cachĂ©e, surtout pour leur capacitĂ© Ă voir dans la nuit. Ils incarnent Ă©galement l’intuition et la capacitĂ© de voir au-delĂ des apparences »
