Colère posthume.

Colère qui comme un feu couve, tout au long d’un jour de travail, colère rentrée qui bouillonne et qui rebondit sans pouvoir s’exprimer.

Colère qui s’entretient, colère qui épuise, colère qui rayonne, colère qui magnétise.

Voisine et collègue agressée d’un non-dit assassin et qui me dit

« Je ne sais pas pourquoi, mais aujourd’hui mes mains sont toutes tremblantes »

Antenne de réception de mes émotions violentes.

Colère d’humiliation, colère d’avoir été dévalorisé, nié, rabaissé au niveau d’un moins que rien.

Humiliation profonde, de ne pas avoir été respecté, d’avoir été un marche pied pour contribuer à la grandeur d’un chef.

Blessure d’amour propre, où tout effort est balayé, où tout point positif est minimisé.

Jalousie de voir des préférences injustifiées, jalousie de voir qu’ a d’autres on donne en abondance.

Douleur d’être « écarté du feu de l’action, du plaisir de l’avantage dit en nature. »

Pauvreté insupportable, manque de considération, colère qui explose dans toutes les fibres de mon corps. Colère inutile qui tue mon enthousiasme. Colère rentrée du chien battu couché, muet de sa douleur et qui se lèche.

Colère stérile.

Temps d’apaisement donné par la grâce d’un texte que le hasard glisse au moment opportun, baume apaisant sur mes plaies vives.

Baume d’un ange de la subjectivité, baume d’un ange du pardon.

(J44)

-Pour Mars99-Février2000

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